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Titre du blog : Nos P'tites Etoiles
Auteur : Anges
Date de création : 08-05-2009
 
posté le 09-05-2009 à 15:38:33

Poème d'une Mamange pour son Fils Esteban parti trop tôt

Ce poème n'est pas de moi mais il exprime tous les sentiments qu'une mamange peut ressentir...Esteban a rejoint les Anges suite à une IMG...

Sa maman a pris sur elle le poids de l'absence,

Pour voir son Fils, son Ange,

S'envoler léger vers les étoiles...

Tendres pensées pour toi Petit Homme,

Et encore Merci à ta maman de me permettre de publier son poème !

 

Dis-leur que j'existe ...
 
Maman,
 
Voilà tout juste deux ans que nous sommes séparés.
 
Une journée après l'autre, de défaites en victoires,
Je t'ai vu doucement accepter mon départ.
 
De remises en question en doutes interminables,
Tu apprends peu à peu à vivre l'inacceptable.

 
Je suis heureux, maman, quand je te vois sourire,
Et quand je sens en toi lentement la paix venir.
 
Je peux voir dans ton coeur que la colère s'efface,
Et que c'est notre amour qui enfin prend sa place.
 
Je peux voir la tendresse inonder ton sourire,
Quand tu penses en silence à nos rares souvenirs.
 
Je peux voir ton visage, d'où s'effacent les larmes,
Et où colère et peine déposent enfin les armes.
 
Alors pourquoi, parfois, ce chagrin dans tes yeux ?
 
Et pourquoi cette douleur, qui soudain ressurgit,
Qui bondit comme un fauve quand les autres m'oublient ? 
 
Comment est-il possible, après tant de douleur,
Qu'ils puissent nier ma vie et me fermer leur coeur ?
 
Toi qui m'as eu, maman, l'espace de quelques mois,
Dans ton ventre blotti, là, tout au creux de toi ...
 
Toi qui m'as mis au monde, une fois ma vie enfuie,
Ne les laisse pas me perdre à nouveau vers l'oubli ...
 
Il en est parmi eux qui disent croire en Dieu.
Bien qu'ils ne l'aient pas vu, il existe à leurs yeux.

 
Alors comment osent-ils, lorsqu'ils parlent de moi,
Dire : "Nous ne l'avons pas vu", et puis en rester là ?
 
"Nous ne l'avons pas connu", "Il n'était pas vivant",
"Pour nous, tu le comprends, tu n'as pas eu d'enfant".

 
C'est tellement plus facile de tout réinventer,
Plutôt que d'accepter ma mort prématurée.
 
Comme ils sont lâches, maman, et comme j'aurais aimé
Qu'ils me fassent une place dans leur réalité ...

 
Ce sera dur encore, il te faudra lutter,
Pour leur faire comprendre que j'ai bien existé.
 
Que mon coeur a battu, logé au creux de toi,
Et que c'est bien une vie qui s'est arrêtée là ...
 
Mais tu ne seras pas seule, dans ce si long combat,
Je serai là, maman, blotti tout contre toi ...