posté le 05-01-2010 à 02:44:42

Et je me souviens encore si bien...

Mon Petit Coeur,

 

Pendant 9 mois où ta vie grandissait au creux de mon ventre je me suis préparée à jouer le rôle le plus important de toute ma vie. Grâce à tes coup de pieds parfois douloureux, parfois tout doux, grâce à ces moments si tendres où seule la fine peau de mon ventre séparait ma main de ton corps, grâce à ces échographies pendant lesquelles on entendait ton coeur donner de l'entrain au notre... Grâce à cette belle aventure tu m'as préparée à devenir "Maman". Et c'est à ta naissance, à la seconde même où tu as poussé ton premier cri que j'ai été catapulté dans cette vie de parents.

J'étais ta maman, tu étais mon fils... Ensemble c'était pour la vie, comme si je venais de donner naissance à un Éternel, un être qui durerait toujours et qui ne me quitterait jamais. Un bout de moi et de Lui qui allait nous sourire et nous rendre fiers. Sur les murs de ta chambre nous avions déjà projeté le film de ta Vie, le plus beau des scénarios qu'on voulait réaliser sans aucune fausse note. C'est ça la magie de la maternité et d'une naissance, les rêves les plus fous nous paraissent accessibles, aucune frontière ne semble infranchissable. Et par Amour pour son enfant on franchirait des montagnes...

 

C'était Le rêve et le bonheur de vivre ces moments. Pour rien au monde je n'aurais voulu passer à côté. Je voudrais tout recommencer pour pouvoir de nouveau savourer cette insouciance là qui nous portait si haut que rien ne pouvait nous atteindre.

 

Pourquoi un jour ton coeur s'est arrêté ? Pourquoi la mort s'est penchée sur ton berceau ? Pourquoi cette nuit-là où j'étais seule à veiller ? Pourquoi notre si beau château s'est alors écroulé pour laisser place à des ruines ?

 

Il m'aura fallut au final que 9 petits mois pour préparer, imaginer et vivre ta naissance. Il me faudra tout le reste de ma vie pour résister à ton manque et ton absence.

 

Toute ma vie j'aurais cette impression d'être amputée à vif et qu'aucune guérison ne pourra panser cette plaie. La cicatrice reste béante même si le temps a bien entendu tendance à rendre la douleur plus supportable.

Mais par delà cette douleur j'ai ces images et ces sensations qui me reviennent sans cesse.

 

Je ne peux pas me rappeler de chaque petits moments passés auprès de toi à la maternité mais je me souviens sans aucun trou noir de notre "visite" à l'hôpital.

 

Je me souviens de cette chambre qui nous avait été réservée pour que l'on soit au calme avec toi. Je me souviens de ton Papa qui me soutenait alors que mes jambes voulaient sans doute s'enfuir pour m'épargner la réalité si dure à encaisser. Je me souviens être entrée, je crevais d'envie de te voir et de te porter, tout mon coeur était tourné vers l'idée de t'embrasser, ma raison savait que tu ne réagirais pas mais je n'y ai pas cru tant que je ne t'ai pas vu....

Je me souviens que tu avais été installé dans un berceau de naissance, tu semblais dormir... et tu dormais... Comme ces quelques heures avant où tu étais encore dans ton petit lit, chez nous, tout près de moi et encore tout chaud, rempli de vie... Mais cette fois tout était différent, je ne percevais pas encore l'immense gouffre dans lequel je plongeais lentement mais je savais, parce qu'on me le répétait, que je devais te dire au revoir, te porter une dernière fois...

 

Je me souviens que c'est ton Papa qui t'a porté et déposé dans mes bras. Je me rappelle qu'il m'a demandé de l'aider parce qu'il ne savait pas quoi faire... Mais moi non plus je ne savais pas. On agissait comme on nous conseillait de le faire, on était incapable de réfléchir ni même de penser. Tout en nous luttait pour ne pas voir ni entendre la vérité et pourtant tout nous la rappelait... Je doute qu'il existe un mode d'emploi pour savoir comment on fait pour passer du statut de parent fraîchement acquis à... rien !

 

Je t'ai gardé dans mes bras pendant un long moment. Il n'y a pas une seule minute où je n'ai pas cru voir ta main bouger ou ton coeur taper contre le mien. Je me suis fait de faux espoirs en voyant tes cheveux simplement voler sous mon souffle. Tes yeux sont restés clos et ils ont renfermé les plus beaux rêves que je n'ai jamais osé faire. Je t'ai senti inerte, désespérément immobile et déjà tellement loin de moi. J'ai supplié ton Papa de te reprendre et je l'ai laissé à son tour se confronter à notre réalité.

 

Je ne sais pas s'il a ressenti cette même colère et cette même rage que moi. Je ne sais pas si comme moi il s'est demandé ce qu'il faisait dans cette chambre fermée, à demie éclairée avec son enfant mort dans les bras alors que tout continuait à vivre dehors sous un soleil de plomb... Même avec Lui qui partageait au plus près cette peine avec moi je commençais à me sentir terriblement seule, en manque de tout et une grande envie de rien. Je ne voulais plus voir ce bébé enroulé dans sa couverture, je ne pouvais plus voir ce père, mon mari si cher à mes yeux souffrir déjà autant ! Je voulais simplement oublier, sortir et m'évader. J'aurais aimé retrouver ces sensations que je vivais il y avait encore quelques semaines... Là ma main pouvait te toucher mais tu ne me répondais plus en te courbant sous mes doigts, toutes mes tentatives pour retrouver ce lien si fort qui nous unissait étaient vaines.

Je cherchais la vie et je trouvais la mort...

 

On nous avait prévenu que ce serait la dernière fois que l'on pourrait te voir dans de "bonnes" conditions. L'autopsie t'attendait et nous savions que lorsque tu nous serait rendu nous ne pourrions plus t'habiller nous mêmes. Malgré la vitesse des événements et le choc assorti on nous donnait la "chance" de s'approprier encore des petits moments avec notre fils et sur les conseils de la psy et afin de mieux nous préparer pour la "suite" j'avais pu apporter les vêtements dans lesquels tu demeurerais...

 

Alors avant de sortir ce cette chambre qui devenait tristement funeste je t'ai changé une dernière fois. En accomplissant ces derniers gestes je me retrouvait face à un petit garçon parfait, sans marque, sans trace qui pourrait expliquer pourquoi cette fois-ci il ne remuait pas comme un asticot quand je le déshabillais... Mais rien ne me consolait, tout était dénué de sens sauf ce que je faisais. Mon dernier devoir de maman serait celui là : habiller mon fils sans vie tout en sachant que le légiste referait ces mêmes gestes juste après moi... Mais je l'avais fait ... sans savoir pourquoi...

Je sais simplement que les larmes avaient cessé de couler en entrant dans cette chambre et qu'elles sont revenues quand j'ai fermé la porte derrière moi.

Mon petit rôle de maman venait de s'achever comme ça. Son petit rôle de père également...

 

Et toujours sur les bons conseils de l'équipe médicale on a pris le chemin de la maison pour "rentrer se reposer".

 

Il a fallut très vite préparer ton enterrement. Mais comment est-ce que ça se prépare l'enterrement de son enfant? Est-ce que là aussi il y a des choses à faire et à ne pas faire?

 

Choisir un texte ou bien l'écrire, décider d'une musique ou pas... Tout ça pour accompagner notre Bébé je ne sais où. J'étais sûre d'une seule chose, on aurait jamais du avoir à choisir entre un cercueil blanc avec des poignées dorées ou argentées, ni cette maudite plaque gravée à ton nom qui résumait ta vie à ces dates "01/05/2005 - 02/06/2005". C'est tout ce qu'il est possible d'écrire sur une tombe. On ne peut pas inscrire notre peine juste à côté, ni transcrire nos cris de "pourquoi"... Et quand bien même nous aurions pu le faire, comment est-ce que nous aurions pu symboliser cet immense manque que notre fils allait nous laisser?... Qui d'autre que nous pouvait comprendre?

 

On s'est tout de même exécuté dans les tâches les plus ingrates. Trois mois seulement après avoir scellé notre union dans cette mairie nous poussions cette fois la porte pour y faire "enregistrer" la mort de notre fils, sans quoi aucun place au cimetière ne pouvait être "réservée". Même la mort possède ses codes...

Et quelle désillusion, quelle accélération dans la chute vers les enfers que de quitter cette mairie le ventre vide, le berceau vide alors que quelques mois plus tôt l'avenir tout entier nous promettait le meilleur...

 

Le 6 juin 2005, seulement 4 jours et demi après que tu nous ai quitté nous nous sommes rendu vers la dernière étape qui te raccrochait encore à notre monde des vivants. La boule au ventre, la gorge serrée, les yeux fatigués de trop pleurer et de ne rien dormir nous sommes allés au funérarium pour la mise en bière. Cette fameuse fermeture définitive du cercueil. Je n'ai pas pu assister jusqu'au bout à cette dernière vision. J'ai complètement raté ce derniers au revoir et ce dernier moment où j'aurais pu encore te toucher et t'embrasser... Je sais que ton Papa t'a glissé ton beau petit Doudou et une photo de nous pour te tenir compagnie, ton grand père t'a aussi fait ses adieux et le cercueil a été scellé... Cette toute petite boîte renfermait le plus précieux de tous les trésors et on était en train de me l'enlever pour toujours.

 

Ton petit cercueil blanc a été porté par ton Papa, ton grand père et ton tonton jusqu'à l'emplacement. Il a été déposé devant moi et ton Papa m'a rejoint. Pendant les quelques mots prononcés par les amis proches j'ai senti la main de ton père serrer la mienne très fort. Mes yeux n'ont jamais pu quitter ma boîte à trésor et même quand mon tour est venu de te lire mes adieux je n'ai pas osé lever la tête vers l'assemblée et aucun mot n'a pu sortir de ma bouche... Ton papa t'a rendu un bel hommage et il a clôturé les discours en te remerciant pour tout cet Amour que tu avais fait naître.

Sur ces dernières paroles j'ai cru devenir folle, je me suis demandé pourquoi j'étais là, j'ai demandé à ce qu'on me rende mon fils, j'ai du crier que tu étouffais et supplier pour que le cauchemar s'arrête enfin... Je pensais avoir atteint les limites du supportable, je voulais que tout se termine pour que je puisse rentrer chez moi, m'enfermer et ne plus jamais sortir...

Le cercueil est descendu et je n'ai plus revu ma boîte à trésor. La mort m'a volé mes rêves et la terre les a définitivement engloutis. C'était la fin de ton passage parmi nous. A partir de ce jour je ne pourrais plus ni te toucher, ni te voir, ni t'embrasser... Aucun contact ne serait plus possible et désormais 5 mètres de terre nous séparait... Je l'ai raté ce dernier au revoir et je le regretterai toute ma vie !

 

Et puis les jours suivants sont très flous. Sûrement parce que j'ai contemplé le monde qui continuait à vivre à travers les larmes et que je n'avais plus une vision positive de cette existence dans laquelle j'étais coincée. Chaque jour qui passait était toujours plus insignifiant que la veille et il fallait recommencer sans cesse le numéro des parents qui résistent et qui semblent si forts face à l'épreuve... De quelle force parlait tous ces gens que l'on croisait? De quel courage aussi? Je ne me suis jamais sentie aussi vide, aussi inutile et insignifiante que pendant ces longs mois interminables. A chaque jour suffit sa peine comme on dit... Moi chaque jour je comptais le temps qui m'éloignait doucement de mon fils, chaque minute je pensais à lui en l'imaginant m'appeler au secours sans pouvoir rien faire, chaque fois que je fermais les yeux je le voyais mort, figé dans son berceau. Chaque repas que j'avalais je culpabilisais, combien de biberon mon fils n'avait-il pas eu? Je ne voulais pas vivre je voulais mon fils, je ne voulais pas parler je voulais hurler... Je ne résistais pas, je subissais... Et mon mari vivait tout ça par procuration. Parce qu'un père n'a pas le droit à sa peine, il doit "aider la mère" et "prendre bien soin d'elle"... Pourtant lui aussi a souffert le martyr en voyant son fils et son avenir disparaître. Il a vécu cette double peine de l'échec : celui du pompier qui n'a pas pu sauver et celui du père qui n'a pas pu protèger sa famille... Ce n'est pas sur mon épaule qu'il a pu se reposer, il a porté notre vie tout seul pendant des mois en s'efforçant de me parler d'avenir et de me rappeler cette promesse faite à Théo : redonner la vie coûte que coûte.

C'est grâce à son soutien jour après jour que j'ai pu commencer à me relever, c'est grâce à cette foi en la vie que j'ai pu oser regarder de nouveau avec lui vers l'avenir, c'est grâce à son Amour que je peux vivre en manque de notre enfant...

 

Au fil du temps on apprivoise ce vide laissé par notre Fils, on le remplit avec ce qu'il nous reste de lui : une belle histoire, de grandes émotions, de merveilleux souvenirs... On apprend à ne plus se demander "pourquoi nous avons du traverser ce deuil" mais plutôt "qu'allons nous faire de cette épreuve ?".

Il y a cette culpabilité qui vient aussi remplir le vide, même si on sait qu'elle est inutile et qu'elle n'aide en rien, elle est là et elle demeure... Tant que j'aurais la force de me souvenir de mon Bébé j'aurais une place pour des "Si" parce que je ne renoncerais jamais totalement à cette vie qui se dessinait devant nous avec Théo...

 

Je ne sais pas si me souvenir du "pire" est utile ou non... Je sais seulement que si on m'offrirait 2 minutes de bonheur avec Théo auprès de moi je revivrais l'ensemble de son histoire, avec les larmes, avec le déchirement, avec cette sensation de déconnecter du temps et du monde, avec ces crises existentielles à me demander tous les Pourquoi qui peuvent exister... Parce que ce bonheur et cette chance d'avoir pu partager une brève partie de notre existence avec Théo n'a pas de prix et qu'elle vaut la peine d'être vécue.

 

L'envol de Théo a éteint presque toutes les lumières autour de nous mais un autre monde s'est offert à nous. Un nouvel horizon où les choses le plus simples sont devenues nos essentielles et où on prend le temps de vivre chaque chose pleinement. Dans cet horizon il y a toujours de la lumière, c'est le scintillement de nos Étoiles qui nous rappelle que eux ne sont plus là mais que la Vie continue et qu'elle doit être la plus douce possible... Pour leur mémoire, pour leur amour, pour tout ce qu'ils nous ont apporté et pour tout ce qu'il reste à accomplir !

 


 
 
posté le 21-12-2009 à 02:12:44

L'arrivée des fêtes

Mes Petits Amours,

 

 

Ça fait un moment que je ne suis pas venue ici et pourtant je pense tellement à vous ces derniers temps. Je pense tous les jours à vous mais le mois de décembre est une étape de plus sur le calendrier.

 

 

Il n'y a même pas dix jours nous avons fêté l'anniversaire de L**** avec toujours beaucoup d'émotions. Parce que me souvenir de sa naissance est un bonheur immense, le voir grandir si vite est tout aussi émouvant, son sourire et sa joie en déballant ses cadeaux me renverse le coeur de bonheur et me remplie d'une profonde fierté. Mais il y a aussi ces pensées contradictoires, celles de ne pas avoir la chance de partager ces moments si précieux avec chacun de vous, de me demander encore pourquoi je peux voir L**** s'épanouir et pas vous. Et puis je me demande pourquoi toute notre vie nous aurons à nous poser ces questions ? Pourquoi est-ce qu'il est impossible de vivre pleinement l'anniversaire de notre petit bout sans avoir une pensée si triste derrière la tête... Et bien sur il y a la culpabilité de se poser ces dernières questions... Parce que sans vous tout cela n'existerait pas, ni la tristesse, ni ces questions, ni le vrai sens du mot Bonheur... Et parce que le poids de votre absence devrait suffire à me rendre compte de ce privilège immensément grand d'avoir votre petit frère juste à mes côtés.

 

 

Mais il y a toujours des "Si" qui traînent dans ma tête et dans celle de votre Papa. Si tout était si simple que d'aimer à part entière nos 3 enfants je ne me poserai plus aucune question depuis bien longtemps...

 

 

L'arrivée de noël a ce même effet de tourmente.

Laisser la tristesse m'envahir serait injuste vis à vis de votre petit frère, parce que lui il est là, il nous booste jour après jour, il nous sourit, il nous parle de vous et nous fait parler d'avenir. Il vous intègre dans son histoire et nous la rend avec tellement de simplicité... Il mérite son noël avec tous les accessoires. Du sapin jusqu’à la joie de voir approcher à grands pas la venue du grand bonhomme rouge.

Mais je suis loin de pouvoir lui offrir ce noël de rêve. Parce qu’au pied de notre sapin il manque deux petits êtres chers à notre coeur, deux pairs de petits yeux qui ne brilleront pas devant les guirlandes et les cadeaux. Deux petites bouches qui ne me demanderont jamais de leur raconter une histoire sur le père noël...

 

Et encore une fois ces pensées ne font que remuer le mal pour rien...

 

 

Je sais que c’est inutile de ressasser toutes ces choses que je ne vivrai jamais avec vous, je sais que vous êtes bien au-delà de toutes ces questions que je me pose encore et toujours. Je pense même que je suis la seule à culpabiliser dans cette histoire...

 

 

Je vous aime mes Ptits Anges. Un noël de plus se fera sans vous. Si par chance nous réussissons à le vivre sans trop de peine ne pensez pas une minute qu’on vous a oublié... Vous serez à chaque instant ancré en nous... Si malgré tout la fête est morose ne m’en voulez pas trop... Le bonheur de vous avoir connu est encore trop petit face à l’absence et au manque...

 


 
 
posté le 27-10-2009 à 02:01:08

c'est l'automne dans mon coeur

Mon ange,

 

A chaque jour suffit sa peine… à chaque changement de saisons aussi.

 

Comme si le froid de l’extérieur entrait doucement dans mon corps, comme si chaque feuille qui tombait de l’arbre symbolisait ma perte de forces face à ton manque. L’automne est aussi entré dans mon cœur.

 

La chaleur s’évapore, et les couleurs s’assombrissent. Le bruit des jeux de ton petit frère ne suffisent plus à combler cet insupportable silence que tu m’as laissé… sa joie de vivre non plus… Je ne veux pas l’entendre lui, je te veux juste Toi. Je veux retrouver cette vie que nous n’avons pas eu le temps de partager, ces moments de tendresses que toi seul à su me donner… Je veux retrouver tes mains dans les miennes et ton regard si bleu. Je veux sentir à nouveau la douceur de tes cheveux sous mes doigts et voir ton premier sourire se dessiner. Je te veux toi tout entier blottis tout contre moi. Je te veux pour calmer ma tête et mon corps en manque de Toi !

 

Je veux tout ce que tu ne m’offres pas. Ta présence a mes côtés serait tellement réparatrice. Si je savais seulement ce que tu fais et où tu es…

Si seulement j’étais certaine que tu ne manques de rien, j’oserais peut être regarder dehors sans t’imaginer seul et frigorifié…

Mais je n’ai que ton absence pour répondre à mes questions, un brin de raison encore qui me retient pour ne pas sombrer… et ton Papa et ton petit frère pour remettre des couleurs dans mes pensées un peu fanées.

J’ai toute une vie qui bouge autour de moi, remplie d’entrain et d’énergie, qui n’attend plus que moi. Tout est vivant et tout est vif. Et pourtant pour moi tout s’est figé. Le temps passe au ralenti, je ne vois et ne ressens plus rien. Je n’ai que ce manque qui se creuse en moi, un vide qui ne se comble pas, un souvenir qui ne me suffit pas, lr rêve de te sentir près de moi qui ne se réalise pas…

 

Mon Bonhomme,

Tu sais combien je t’aime et comme ton absence est douloureuse. Apprendre à vivre sans toi est la leçon la plus difficile et la plus longue que je n’ai jamais eu à suivre. Comme tu le vois même après 4 ans et demi d’apprentissage je fais encore des faux pas. Je m’éloigne de mon chemin et je piétine dans le néant.

 

Il n’y a que ton Étoile et celle de ta Petite Sœur qui savent vraiment me guider.

 

 Si seulement votre lumière pouvait suffire à me réchauffer…

 

Je vous aime fort mes petits Amours.

....Vous manquez à notre Vie...

 


 
 
 

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